
Administrée par voie intraveineuse, la vitamine C à forte concentration dans le sang induit la production de peroxyde d'hydrogène, une toxine connue pour les cellules cancéreuses. Alors que les cellules saines sont capables de neutraliser les effets du peroxyde d'hydrogène, les cellules cancéreuses ne possèdent pas ce mécanisme d'action.
Lors d'expériences en laboratoire sur des cellules de lymphome humain, l'exposition au peroxyde d'hydrogène entraîne la mort cellulaire. L'ajout de fortes doses de vitamine C à ces mêmes cellules provoque une mort cellulaire identique, due à la production de peroxyde d'hydrogène par la vitamine C2.
Ces expériences démontrent qu'à fortes concentrations, la vitamine C n'agit pas comme un antioxydant, contrairement à son action par voie orale à faibles doses, mais comme un pro-oxydant. Les pro-oxydants induisent la mort des cellules cancéreuses en raison de la faible activité antioxydante présente dans les cellules tumorales. À fortes doses, la vitamine C agit uniquement comme un pro-oxydant, selon un mécanisme similaire à celui de certains traitements anticancéreux, mais sans leurs effets secondaires toxiques.
Thérapie par vitamine C intraveineuse au Centre
Les protocoles actuels de vitamine C intraveineuse suggèrent un bénéfice maximal avec une à deux perfusions de 50 à 75 grammes par semaine pendant environ 6 mois.
Après réévaluation, le traitement se poursuit généralement par une à deux perfusions de 50 à 75 grammes par mois ou au besoin. Chaque perfusion dure environ une heure. Bien que non indispensable, la mise en place d'un accès intraveineux par chambre implantable ou cathéter central à insertion périphérique (PICC) est recommandée.
